Une nouvelle station d’épuration en construction à Vergt
Catégorie(s) : Assainissement
Le Grand Périgueux a fait l’état des lieux d’une partie du réseau d’eaux pluviales dans le secteur de la gare avec son délégataire Suez. Lors de cette opération, c’est un drone qui est descendu dans les canalisations pour les inspecter.
C’est une méthode moderne, plus rapide et moins dangereuse qui a été utilisée par Suez lors de cette opération de contrôle puisque les opérateurs ont utilisé un drone professionnel pour explorer les canalisations.
Ce drone spécialisé dans les opérations en milieux confinés est équipé d’une cage de protection qui lui permet de rebondir s’il percute une paroi.
L’engin, qui peut filmer pendant une dizaine de minutes avant que son pilote ne doive changer de batterie, possède une portée d’environ 300 mètres lorsque les conditions le permettent.
Il est également équipé d’une caméra thermique et d’un éclairage de 10 000 lumens permettant de voir ce qui se passe sous terre dans les meilleures conditions.
Cette méthode permet un gain de temps certain pour l’entreprise puisqu’en moins de cinq minutes, l’équipe est installée et opérationnelle. « Avant il fallait faire descendre des agents à pied avec tous les dangers que cela représente, donc le principal gain avec cette technique, c’est la sécurité », explique Théo Lebel, télépilote de drone chez Suez.
Une technique qui ne peut cependant pas être utilisée partout. « On l’utilise à partir d’un diamètre de canalisation
de 100 cm », précise Jean-Philippe Couloumy responsable réseau chez Suez. En dessous de ce diamètre, d’autres méthodes sont ainsi utilisées.
Une fois les images filmées dans les canalisations, elles sont analysées par des techniciens, « nous traitons les images avec un logiciel qui nous permet de construire des rapports normés. Mais c’est grâce à notre expérience de techniciens que nous pouvons détecter plus rapidement des anomalies », explique Dorian Ozon, télépilote de drone et technicien réseau d’assainissement chez Suez.
Cette opération qui se déroulait sur deux jours a permis d’explorer près de 600 m de canalisations du réseau d’eaux pluviales allant de la rue Chanzy jusqu’à l’exutoire situé au pont de la Cité où les eaux se déversent dans la rivière.
Des canalisations passant parfois sous les voies de chemin de fer ou de bâtiments ayant été construits par dessus le réseau.
« Ces opérations font partie du contrat que nous avons avec le Grand Périgueux », explique Jean-Philippe Couloumy, « ça nous permet de voir s’il y a des fissures, des problèmes structurels, l’entrée de racines dans le réseau ou encore des inversions de branchements avec des eaux usées se jetant dans le réseau des eaux pluviales et qui iraient polluer le milieu naturel. »
« Ça nous sert aussi parfois à retrouver des regards qui ont été recouverts lors de travaux de voirie. Tout ceci nous permet d’intervenir si besoin, d’ôter certains doutes, mais aussi pour le Grand Périgueux, de planifier ses investissements », conclut-il.