Échanges, avis, témoignages, participation… Pendant plusieurs jours, les responsables inscrits au parcours « Re-Action » ont planché sur les ressources des entreprises. Ils ont émis de nombreuses idées et ce sont ces échanges nourris des remarques de chacun qui ont permis d’aboutir aux projets présentés lors de la soirée.
Témoignages de dirigeants
Tour à tour lors de cette soirée inédite, 5 entreprises et 1 association ont partagé leur projet né des nombreux échanges.
Bois, cartons à réutiliser
- Demas Création, cuisiniste situé à La Rampinsolle à Périgueux : « Nous aménageons notamment des cuisines équipées et nous aimerions développer une gamme de produits à partir de bois en réemploi. Souvent, le bois composé avec de l’aggloméré finit en déchetterie car il est très difficilement réutilisable du fait de la colle nécessaire à sa fabrication. Nous aimerions innover avec une nouvelle gamme de produits, à partir par exemple de fenêtres en bois, de planches, palettes. Nous pourrions créer les caissons de la cuisine personnalisée à partir de ces matériaux. » détaille Guillaume Pécout, gérant.
- Fromarsac, compte 3 sites de production de fromages en France dont 1 à Marsac-sur-l’Isle : « Nous recevons tous nos emballages de produits dans des cartons qui vont ensuite à la poubelle. Nous voulons évoluer. En 2025, nous avons jeté 134 tonnes de cartons. Cela signifie 42000€ par an car nous avons besoin de louer un compacteur, de transporter les cartons etc. Nous recherchons des partenaires, pour pouvoir intégrer un processus de recyclage de cartons sur le territoire. Nous souhaitons trouver une solution localement » témoignent Maryline Lheureux, responsable RSE et Sophie Leleux, responsable de flux.
Déchets verts inertes
- Les artisans à domicile avec 2 paysagistes Laurent Buisson et Grégoire Berthelot :
« Nous disposons de déchets inertes. La mise en déchetterie nous coûte en moyenne 5000€ par an. Les horaires des déchetteries ne conviennent pas forcément aux professionnels. Nous aimerions créer des « végéteries » tous les 15-20 kilomètres pour que les entreprises puissent y déposer leurs déchets. Ils pourraient être réutilisés de différentes manières, au-delà du compost et des copeaux de bois (découpage de planches à partir de troncs d’arbres découpés dans le jardin d’un particulier) ».
Durée de vie des produits
- Ayor, spécialisé dans la gestion de l’eau dans l’habitat, partenaire des installateurs de produits sanitaires.
« Nous disposons de 3 sites en France dont 1 à Marsac-sur-l’Isle. Nous voulons prolonger la durée de vie de nos produits. Faute de filière de réparation réelle, nous renvoyons du neuf même quand la réparation serait moins chère. C’est ce que nous voulons changer. Pour cela, nous souhaitons trouver des partenaires, pour offrir une seconde vie à ces produits, comme des ressourceries » explique Raphaël Dubroca, co-gérant
Fruits et légumes
- La Maison 24, association d’intérêt général, consacre son action à l’aide alimentaire pour les personnes plus fragiles. « Nous distribuons 120 tonnes d’aliments à 1200 bénéficiaires. Et nous aimerions récolter 2 tonnes de fruits et légumes qui se perdent chaque année dans les jardins. Est-ce normal de laisser perdre ces aliments alors que d’autres en ont besoin pour se nourrir. Il peut y avoir des solutions pour les récupérer en s’appuyant sur des particuliers, des producteurs agricoles. » indiquent Dominique Bouvet et François Febvre, membres du Conseil d’Administration.
Une soirée inédite
Après avoir présenté leurs projets, un moment convivial spécifique était organisé. Les dirigeants ont pu échanger, autour d’une petite table, avec les personnes présentes dans la salle. Cela a permis de nouer des contacts, de trouver des solutions, d’envisager des pistes, de tisser des liens.
Lors de cette soirée, ces entrepreneurs locaux ont raconté ce qu’ils avaient appris grâce au cycle composé de 4 séances et axé sur l’économie de ressources (Parcours Re-Action). Ce travail était animé par Eco-Duo et financé par le Grand Périgueux et la Région Nouvelle-Aquitaine.
Cette soirée a permis de rappeler l’objectif de la démarche : permettre aux dirigeants de développer de nouveaux modèles économiques, d’améliorer leurs process actuels pour reprendre en main leur activité de demain en plaçant l’impact environnemental au cœur de leurs réflexions stratégiques.

