« La nécessité de changer »
« Une opportunité pour des territoires mieux adaptés »
Stéphane Dobbels, Conseiller délégué référent du grand et petit cycle de l’eau au Grand Périgueux
- « Entre mai et septembre 2026, le Grand Périgueux a enregistré 77 jours à + de 30 degrés et 20 nuits à + de 20 degrés. »
- « La gestion intégrée des eaux pluviales ne doit donc pas être vue comme une contrainte supplémentaire imposée aux collectivités ou aux aménageurs. Elle constitue au contraire une opportunité de concevoir des territoires plus résilients, plus attractifs, mieux adaptés aux évolutions climatiques et plus agréables à vivre pour nous tous. »
- Au-delà de l’eau, nous sommes confrontés à d’autres conséquences comme le retrait-gonflement des argiles qui affecte de nombreux
Michel Benard, un des meilleurs spécialistes en France de la gestion intégrée des eaux pluviales est intervenu dans la matinée. Il a cité des expériences, des projets existants.
« Tendre vers la gestion intégrée des eaux pluviales n’est plus une simple perspective. Partout ce principe se développe : noues végétalisées, bassins d’infiltration paysagers, chaussées et parkings perméables, végétalisation des espaces publics.. A chaque nouveau chantier, il faut s’interroger. Peut-on profiter des travaux pour végétaliser ? L’évaporation contribue l’été à abaisser la température dans les centres urbains.
La Gestion Intégrée des Eaux Pluviales
4 grands principes
- La gestion de l’eau là où elle tombe
- La réduction des volumes et des débits rejetés au réseau et au milieu naturel
- L’intégration de l’eau dans la ville
- Une maîtrise de l’inondabilité du territoire
Le témoignage de plusieurs territoires
- Fanny Castaignede, maire de Boulazac-Isle-Manoire
« Nous avons mené 3 projets à l’école Alice Milliat, au Suchet et à la cité Belair. Ces chantiers conséquents se sont étalés sur 3 ans. Nous avons notamment végétalisé, rafraîchi, aménagé autrement avec des arbres et plantes résistants à la sécheresse, en privilégiant les dalles alvéolées perméables pour que l’eau s’infiltre naturellement. Les fortes pluies récentes ( 50 mm à savoir 50 litres d’eau par mètre carré) n’ont provoqué aucun ruissellement à ces endroits. Tout s’est tranquillement diffusé dans le sol. Il faut aller vers cette gestion des eaux pluviales. C’est aussi notre devoir d’élu de porter cette approche, d’anticiper sur l’avenir. »
- Hubert Paulhiac, adjoint au maire d’Abjat sur Bandiat
« En réaménageant notre bourg, nous avons plantanté plus de 100 espèces de plantes différentes. Cela a aussi contribué à l’amélioration du cadre de vie, à une autre approche des déplacements des piétons. La traversée du bourg est plus accueillante. Plusieurs commerçants se sont installés en centre-bourg, une fleuriste, un salon de thé. Tout cela apporte de la vie dans le village. Nous avons envie de poursuivre en désimperméabilisant une place ».
- Guillaume Krabal, vice-président de La Rochelle agglomération en charge du petit cycle de l’eau
« C’est une démarche que nous ne pouvons engager que collectivement. Car effectivement, il y a des craintes des habitants à passer au végétal. Nous avons organisé de nombreuses réunions et mis en place des outils pour expliquer aux habitants les avantages de cette gestion des eaux de pluie. Ceux qui avaient des à priori sont convaincus. Les températures caniculaires de l’été 2026 montrent aussi l’urgence d’apporter cette fraicheur qu’apporte ce système. »

